la nuit était tombée sur les buissons du jardin
Mona Kuhn, Bushes & Succulents (site web)
samedi 22 août 2026 15:53
humour noir, propos absurdes et photos étranges
samedi 22 août 2026 15:53
vie de couple avec Mona Lisa : la dispute
Alecio de Andrade, Léonard de Vinci, musée du Louvre
tags : journée du patrimoine, relations amoureuses au travail
alt : après une brouille entre amoureux, le gardien du musée du Louvre tourne le dos à la Joconde
Y a une route Y a une route Tu la prends qu'est-ce que ça t'coûte ?
Gérard Manset / Diego Santos, les lacets sinueux de l'Alto de l'Angliru, Espagne
alt : une route de montagne abrupte située dans la chaîne des monts Cantabriques au sein de la principauté des Asturies, dans le nord de l'Espagne
Y a une route
Y a une route
Tu la prends, qu'est-ce que ça t'coûte?
Y a une route
Y a même un chien qui court la tête entre les mains
Y a une route
Tu sais, y a pendant des années
Des gens qu'ont vécu l'dos tourné
Sur une route abandonnée
Avec des marronniers sauvages
Qui jettent leurs fruits plein l'paysage
Y a une route comme une blessure
On verrait l'os de ton visage
Y a une route
Y a une route
Avec des champignons qui poussent
Et qui font la neige et la mousse
Y a une route qui coupe la brousse
Y a une route emplie d'oiseaux aux yeux malades
Qui regardent vers l'équateur
D'où vient la fumée qui fait peur
D'où vient la fumée qui fait peur
Y a une route
Y a une route
On marche dessus Y a pas d'tapis
Y a des fleurs comme des anémones qu'attendent la pluie
Y a une route, tous les dix ans, y a un marin
Qui jette l'ancre au café du coin
Qui parle de voyager plus loin
Après la route, faut prendre le train
Tu descends dans le p'tit matin
Avec ta valise à la main
Y a tellement d'bruit qu't'as plus d'oreilles
Pendant qu'la fumée mange le ciel
Puis finalement tout est pareil
Parce qu'y a une route
Tu la longes ou tu la coupes
Tu t'allonges et on t'passe dessus
Ou tu t'lèves et on t'tire dessus
Mais y a une route, c'est mieux que rien
Sous tes semelles c'est dur et ça tient
Y a une route
Y a une route
Y a une route
Y a une route
Y a une route
les vacances sont finies : merci de rejoindre votre domicile dans le calme
alt : un chat peine à s'extraire de son fauteuil de cinéma à l'issue de la séance estivale
le son du cor le soir au fond des bois
Alfred de Vigny / Robert Clark, Giant Antlers Megalocerus giganteus (communément appelé mégacéros ou élan irlandais, un grand cervidé préhistorique dont les bois palmés pouvaient atteindre jusqu'à 3,5 mètres d'envergure et peser près de 40 kg. espèce éteinte il y a environ 11 000 ans, à la fin de la dernière période glaciaire)
alt : le squelette d'un cervidé aux bois gigantesques
J’aime le son du Cor, le soir, au fond des bois,
Soit qu’il chante les pleurs de la biche aux abois,
Ou l’adieu du chasseur que l’écho faible accueille,
Et que le vent du nord porte de feuille en feuille.
Que de fois, seul, dans l’ombre à minuit demeuré, J’ai souri de l’entendre, et plus souvent pleuré ! Car je croyais ouïr de ces bruits prophétiques Qui précédaient la mort des Paladins antiques.
Ô montagne d’azur ! ô pays adoré ! Rocs de la Frazona, cirque du Marboré, Cascades qui tombez des neiges entraînées, Sources, gaves, ruisseaux, torrents des Pyrénées ;
Monts gelés et fleuris, trône des deux saisons, Dont le front est de glace et le pied de gazons ! C’est là qu’il faut s’asseoir, c’est là qu’il faut entendre Les airs lointains d’un Cor mélancolique et tendre.
Souvent un voyageur, lorsque l’air est sans bruit, De cette voix d’airain fait retentir la nuit ; À ses chants cadencés autour de lui se mêle L’harmonieux grelot du jeune agneau qui bêle.
Une biche attentive, au lieu de se cacher, Se suspend immobile au sommet du rocher, Et la cascade unit, dans une chute immense, Son éternelle plainte au chant de la romance.
Âmes des Chevaliers, revenez-vous encor ? Est-ce vous qui parlez avec la voix du Cor ? Roncevaux ! Roncevaux ! Dans ta sombre vallée L’ombre du grand Roland n’est donc pas consolée !
II
Tous les preux étaient morts, mais aucun n’avait fui. Il reste seul debout, Olivier près de lui, L’Afrique sur les monts l’entoure et tremble encore. « Roland, tu vas mourir, rends-toi, criait le More ;
Tous tes Pairs sont couchés dans les eaux des torrents. » Il rugit comme un tigre, et dit : « Si je me rends, Africain, ce sera lorsque les Pyrénées Sur l’onde avec leurs corps rouleront entraînées.
— Rends-toi donc, répond-il, ou meurs, car les voilà. » Et du plus haut des monts un grand rocher roula. Il bondit, il roula jusqu’au fond de l’abîme, Et de ses pins, dans l’onde, il vint briser la cime.
« Merci, cria Roland ; tu m’as fait un chemin. » Et jusqu’au pied des monts le roulant d’une main, Sur le roc affermi comme un géant s’élance, Et, prête à fuir, l’armée à ce seul pas balance.
III
Tranquilles cependant, Charlemagne et ses preux Descendaient la montagne et se parlaient entre eux. À l’horizon déjà, par leurs eaux signalées, De Luz et d’Argelès se montraient les vallées.
L’armée applaudissait. Le luth du troubadour S’accordait pour chanter les saules de l’Adour ; Le vin français coulait dans la coupe étrangère ; Le soldat, en riant, parlait à la bergère.
Roland gardait les monts ; tous passaient sans effroi. Assis nonchalamment sur un noir palefroi Qui marchait revêtu de housses violettes, Turpin disait, tenant les saintes amulettes :
« Sire, on voit dans le ciel des nuages de feu ; Suspendez votre marche ; il ne faut tenter Dieu. Par monsieur saint Denis, certes ce sont des âmes Qui passent dans les airs sur ces vapeurs de flammes.
Deux éclairs ont relui, puis deux autres encor. » Ici l’on entendit le son lointain du Cor. — L’Empereur étonné, se jetant en arrière, Suspend du destrier la marche aventurière.
« Entendez-vous ! dit-il. — Oui, ce sont des pasteurs Rappelant les troupeaux épars sur les hauteurs, Répondit l’archevêque, ou la voix étouffée Du nain vert Obéron qui parle avec sa Fée. »
Et l’Empereur poursuit ; mais son front soucieux Est plus sombre et plus noir que l’orage des cieux. Il craint la trahison, et, tandis qu’il y songe, Le Cor éclate et meurt, renaît et se prolonge.
« Malheur ! c’est mon neveu ! malheur ! car si Roland Appelle à son secours, ce doit être en mourant. Arrière, chevaliers, repassons la montagne ! Tremble encor sous nos pieds, sol trompeur de l’Espagne ! »
IV
Sur le plus haut des monts s’arrêtent les chevaux ; L’écume les blanchit ; sous leurs pieds, Roncevaux Des feux mourants du jour à peine se colore. À l’horizon lointain fuit l’étendard du More.
« Turpin, n’as-tu rien vu dans le fond du torrent ? — J’y vois deux chevaliers : l’un mort, l’autre expirant. Tous deux sont écrasés sous une roche noire ; Le plus fort, dans sa main, élève un Cor d’ivoire, Son âme en s’exhalant nous appela deux fois. »
Dieu ! que le son du Cor est triste au fond des bois !
Écrit à Pau, en 1825
Perturbations de la navigation fluviale en Europe, restrictions de passage sur le canal de Panama, blocage du détroit d’Ormuz, il faut que toutes ces entraves à la circulation navale soient levées.
j'ai rêvé cette nuit que je retenais tout seul à la main en nageant des navires de commerce géants qui s'étaient aventurés dans les rapides d'un bassin de jardin en ciment, alors que ceux qui étaient censés m'aider fuyaient leurs responsabilités en se refugiant dans des tâches dérisoires et absurdes.
je ne peux pas faire ça toutes les nuits !
tag : activisme onirique
vendredi 21 août 2026 17:13
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